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Vieillissement

Comprendre le vieillissement

Le vieillissement se caractérise par une dégénérescence progressive de l’intégrité physiologique conduisant à des dysfonctionnements générateurs de maladies telles que le cancer, le diabète, les problèmes cardio-vasculaires et les maladies neurodégénératives. Il dépend en partie de la génétique ou de facteurs hors de notre champ de contrôle comme les polluants de l’environnement, mais un mode de vie délétère en accélère assurément la progression.

Il est possible d’améliorer les conditions du vieillissement par la nutrition et l’activité physique, voir l’article l’âge n’est qu’un nombre.

Marques biologiques du vieillissement

La recherche biomédicale comptabilise 9 marques biologiques qui caractérisent le vieillissement (Réf. 3, The Hallmark of Aging) et correspondent à une dégradation progressive des fonctions physiologiques.

  1. La sénescence cellulaire
  2. Une altération de la communication intercellulaire
  3. L’instabilité croissante du génome
  4. Une déplétion du stock de cellules souche
  5. Le raccourcissement des télomères
  6. Les mitochondries devenant dysfonctionnelles
  7. Des altérations épigénétiques
  8. La dégradation des mécanismes de la protéostase
  9. Une dérégulation des systèmes de détection des nutriments

La sénescence cellulaire

Des mécanismes de défense existent empêchant la prolifération de cellules endommagées et prévenant ainsi du cancer et contribuant au maintien de l’homéostasie des tissus. Avec le vieillissement ils perdent leur efficacité.

Une altération de la communication intercellulaire

Les divers mécanismes de communication inter-cellulaire (hormonale, neuronale, …)sont dérégulés à cause de l’inflammation ou des perturbateurs endocriniens. La surveillance immunitaire des agents pathogènes et des cellules malignes faiblit.

L’instabilité croissante du génome

ADN

Avec le temps le génome subit une accumulation de dommages de l’ADN nucléaire et mitochondrial non corrigés causés par les UV, les perturbateurs chimiques, des agents biologiques (virus …), le stress oxydatif, les erreurs de réplication, les mutations.

Une déplétion du stock de cellules souche

La diminution du nombre de cellules souches cellules souches réduit les possibilités de régénération des tissus avec à la clé l’ostéoporose, une baisse de production de leucocytes (cellules souche hématopoïétiques) avec diminution des défenses immunitaires, ralentissement de la réparation des fibres musculaires, dommages de la fonction intestinale. La restriction calorique améliore la fonction des cellules souche.

Le raccourcissement des télomères

Chromosome

Le rôle des télomères est de préserver les chromosomes lorsque les cellules se divisent. Hors, à chaque division ils raccourcissent et finissent par ne plus pouvoir assurer leur rôle, les cellules ne se divisent plus et meurent. Des télomères courts sont associés à un risque accru de mortalité.

Les mitochondries devenant dysfonctionnelles

Mitochondrie

L’efficacité de la respiration cellulaire des mitochondries diminue avec l’age augmentant le nombre de radicaux libres et l’inflammation. L’entrainement d’endurance et le jeûne intermittent réduisent le nombre de mitochondries dysfonctionnelles car ils induisent l’autophagie.

Des altérations épigénétiques

Ces altérations épigénétiques associées à l’age affectent la méthylation de l’ADN et perturbent ainsi l’expression des gènes. C’est une cause importante de cancer. d’athérosclérose, de troubles cognitifs et de mémoire.

La dégradation des mécanismes de la protéostase

L’intégrité des protéines est assurée par la protéostase ou homéostasie des protéines. Les défauts de repliement ou des dégradation des protéines s’accumulant avec le temps induisent maladies (Parkinson Alzheimer, cataractes …) et vieillissement. La baisse d’efficacité de l’autophagie amoindrit l’efficacité du recyclage des déchets par par les cellules.

Une dérégulation des systèmes de détection des nutriments

Un niveau bas d’hormone de croissance et d’IGF-1 est facteur de longévité. La restriction calorique prolonge l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé.

Facteurs de vieillissement

Le vieillissement au niveau biologique est inéluctable et il commence très tôt dans la vie, dès la fin de l’adolescence. Il peut être accéléré par divers facteurs liés au mode de vie tels que le stress et la sédentarité, mais il l’est surtout par l’alimentation.

Si l’on veut s’occuper préventivement de sa santé avec une perspective de longévité en bonne santé il convient de prendre en considération les points qui suivent ainsi que les mesures anti-age décrites plus loin au plus tôt dans sa vie d’adulte.

vieillissement

Glycation et glucides

Les glucides accélèrent le vieillissement des tissus en provoquant des réactions de Maillard, c’est à dire qu’ils se lient aux protéines et aux acides aminés pour former des AGE pour « Advanced Glycation End-product ». Les AGE s’accumulent et perturbent les fonctions biologiques. C’est un facteur majeur de l’accélération du vieillissement.

Par exemple, le soleil et la glycation provoquent les taches de brunissement de la peau aussi appelées fleurs de cimetière.

Autres conséquences, l’accumulation des AGE oxyde le LDL cholestérol le rendant délétère, affecte la rétine, provoque l’apparition de cataracte, de problèmes cardio-vasculaires et rénaux, d’AVC, de maladie d’Alzheimer, et d’inflammation.

HbA1c

La mesure de l’hémoglobine glyquée HbA1c réalisée pour le suivi du diabète donne une indication du niveau moyen de consommation de glucides sur les 3 précédents mois. Il mesure la proportion de molécules de protéine hémoglobine ayant subi une glycation. Il faudrait viser une valeur maximale de 5 et une valeur excédant 5.6 est problématique. Cette mesure peut être réalisée indépendamment du diabète afin de connaître son statut.

Limiter à environ 50g/jour les apports en glucides. Voir le régime cétogène ou le régime paléo.

Perméabilité intestinale, céréales et gluten

Blé

Les populations qui consomment des céréales présentent une fréquence importante d’occurrence de maladies auto-immunes et d’arthrose, notamment du fait de la dégradation de la perméabilité intestinale.

Alimentation ultra transformée

Une étude sur une population de plus de 1500 personnes pendant 18 ans a montré que la consommation régulière d’aliments ultra-transformés augmente le risque de mortalité pour cause de cancer, de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Par ailleurs elle perturbe le microbiote et altère la perméabilité intestinale, ce qui est facteur de nombreux désordres dont une inflammation chronique et des maladies auto-immunes.

Laitages et IGF-1

Lait

Les études montrent qu’avoir un bas niveau d’hormone anabolisante IGF-1 est associé à une meilleure longévité. Or, les laitages, particulièrement issus de vaches, qui contiennent d’importantes quantité de cette hormone augmentent le taux sanguin d’IGF-1. L’IGF-1 en tant qu’hormone de croissance promeut le développement des cancers.

Le fer

Fer

Le besoin en fer d’un adulte est de 0.9mg/jour sachant que le taux d’absorption varie de 5% à 35% du fer ingéré. Les lectines (phytates), les polyphénols (thé), la caséine du lait inhibent son absorption. De plus l’absorption est en compétition avec d’autres oligo-éléments comme le zinc ou le calcium.

Le fer héminique contenu dans la viande, la volaille, le poisson, le foie a la meilleure aborptivité.

L’excès de fer est un facteur de vieillissement prématuré. Une accumulation de fer dans le cerveau est corrélée avec des troubles cognitifs, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Limiter la consommation de protéines d’origine animale pour des apports limités en fer.

Les mesures anti-age

La mise en œuvre d’une stratégie basée sur l’alimentation et l’activité physique permet de ralentir le processus du vieillissement et permettre de demeurer jeune à un age avancé. Cette stratégie est décrite dans l’article l’âge n’est qu’un nombre.

L’essentiel à retenir

  • Éviter la nourriture ultra-transformée
  • Éviter les laitages de vache
  • Réduire au minimum les glucides
  • Limiter l’apport en protéines animales
  • Éliminer les céréales
  • Soigner le microbiote: fibres et aliments fermentés
  • Pratiquer le jeûne intermittent
  • Pratiquer la restriction calorique
  • Importance de la vitamine D
  • Importance de la mélatonine
  • Vitamine C pour le collagène et plus
  • Bouger et faire du sport

L’essentiel à retenir

  • Éviter la nourriture ultra-transformée
  • Éviter les laitages de vache
  • Réduire au minimum les glucides
  • Limiter l’apport en protéines animales
  • Éliminer les céréales
  • Soigner le microbiote: fibres et ferments
  • Pratiquer le jeûne intermittent
  • Pratiquer la restriction calorique
  • Importance de la mélatonine
  • Importance de la vitamine D
  • Vitamine C pour le collagène et plus
  • Bouger et faire du sport

Références

  1. The Hallmark of Aging
    Carlos Lopez-Otın,Maria A. Blasco, Linda Partridge, Manuel Serrano, and Guido Kroemer
    https://www.cell.com/
  2. Gut microbiota signatures of longevity
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27676296/
  3. Low circulating IGF-I bioactivity is associated with human longevity: findings in centenarians’ offspring
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22983440/
  4. A high consumption of ultra-processed foods is associated with higher total mortality in an adult Mediterranean population
    ScienceDIrect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0261561424000141#:~:text=A%20high%20consumption%20of%20ultra,%2D%20ScienceDirect
  5. Overview of Research into mTOR Inhibitors
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9413691/
  6. Lectin-binding in normal and fibrillated articular cartilage of human patellae
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3927585/
  7. Inflammageing: chronic inflammation in ageing, cardiovascular disease, and frailty
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6146930/
  8. Alcohol consumption and risk for coronary heart disease in men with healthy lifestyles
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17060546/
  9. EDC-2: The Endocrine Society’s Second Scientific Statement on Endocrine-Disrupting Chemicals.
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26544531/
  10. Review on iron and its importance for human health
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3999603/
  11. Role of brain iron accumulation in cognitive dysfunction: evidence from animal models and human studies
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23271321/
  12. The Key Role of Mitochondrial Function in Health and Disease
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10135185/
  13. Caloric Restriction in Humans: Impact on Physiological, Psychological, and Behavioral Outcomes
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3014770/
  14. Is Melatonin the “Next Vitamin D”?: A Review of Emerging Science, Clinical Uses, Safety, and Dietary Supplements
    MDPI
    https://www.mdpi.com/2072-6643/14/19/3934
  15. Effects of eight weeks of time-restricted feeding (16/8) on basal metabolism, maximal strength, body composition, inflammation, and cardiovascular risk factors in resistance-trained males
    NIH
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27737674/
  16. Ketogenic Diets and Mitochondrial Function: Benefits for Aging But Not for Athletes
    NIH
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9762714/