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La santé et la forme pour la longévité

La santé et la forme pour la longévité

Le principal argument pour lequel nous pensons qu’il est indispensable de consommer du lait de vache et des produits laitiers est qu’ils apportent du calcium et permettent de lutter contre l’ostéoporose.
En réalité il n’en est rien, et c’est même le contraire qui se produit. L’incidence de l’ostéoporose est plus faible dans les pays asiatiques comme la Chine et le Japon où on ne consomme très peu ou pas du tout de laitages.

Une protéine, la caséine, représente 87% du lait de vache. Outre le calcium, il contient également un sucre, le lactose, des graisses ainsi que des hormones dont l’IGF-1 (Insulin Like Growth Factor) et des œstrogènes.
Le lactose est un glucide, il vient donc s’ajouter aux glucides éventuellement consommés venant des céréales, légumineuses, fruits etc… Il peut donc contrecarrer un régime cétogène et participer à la prise de poids.
L’intolérance au lactose est présente lorsque on ne produit pas ou insuffisamment de l’enzyme lactase, ce qui dépend de notre génétique et de l’habitude de consommation de laitages. Divers symptômes peuvent en résulter qui vont du trouble digestif, à de l’eczéma, de l’asthme, des rhinites et maux de tête.

Certains aliments transformés contiennent du lactose en tant qu’additif car il a un pouvoir sucrant sans être fermentescible, et c’est également un émulsifiant.
Parmi les hormones apportées par le lait figure l’IGF-1 (Insulin Like Growth Factor) qui est une hormone de croissance. Les ruminants étant prédatés, cette hormone présente en grande quantité dans le lait a pour but de faire rapidement grandir le veau jusqu’à atteindre une taille presque adulte en moins d’une année. Ce haut dosage n’est pas adapté à l’être humain dont la croissance dure une vingtaine d’années!
Elle explique la corrélation qui existe entre la taille moyenne des individus en fonction des habitudes de consommation de lait dans leurs pays. C’est ainsi qu’en Europe les Hollandais, les plus gros consommateurs, sont les plus grands (1,85m pour les hommes contre 1,75m en France) à contrario au Japon où l’on ne consomme pas de laitages la taille moyenne des individus est plus petite (1,65m).

De même qu’elle induit une prolifération de cellules, l’IGF-1 favorise la croissance des cellules pré-cancéreuses ou cancéreuses.
Le lait contient des hormones œstrogènes car les vaches sont traites en période de gestation, à un moment où le taux d’œstrogènes dans le sang et dans le lait est le plus important. Cela a une incidence sur les cancers des ovaires et du sein.
La caséine est un promoteur du cancer. Des études ont montré qu’en présence d’une infection au virus de l’hépatite B, l’ingestion de caséine promeut le déclenchement du cancer du foie.
La caséine de vache est également un facteur d’aggravation de la perméabilité intestinale.
La caséine β représente environ 30% du total des protéines de lait. Elle a deux variantes, la caséine β A1 et la caséine β A2.

La caséine β A1 est hautement inflammatoire. On ne la trouve que dans le lait de vache.

La caséine β A2 n’induit pas ce problème inflammatoire. Elle est présente dans le lait de chèvre, de brebis et de bufflonne, la consommation de ces laits et produits laitiers est donc préférable.
Des études ont montré que des apports importants en calcium sont corrélés avec une large augmentation du risque de cancer de la prostate.

Chez l’adulte le besoin en calcium est de l’ordre de 1g par jour. Il n’y a cependant pas de consensus international sur ce chiffre.
Les besoins peuvent être couverts par l’eau, les légumes verts, les sardines, les fruits de mer, les amandes et fruits à coque, les fruits, les algues, le chocolat.
Consommer beaucoup de sel, de céréales, de laitages et de protéines animales contribue à l’acidification du corps. Afin de luter contre cette acidification, le corps puise dans ses réserves de calcium dans les os pour neutraliser l’acidité. Ce processus favorise l’ostéoporose.

Adopter une alimentation alcalinisante (limitée en sel, céréales et protéines, riche en légumes) réduit donc les besoins en calcium et constitue un atout face à l’ostéoporose.
Ces laits comportent une bonne proportion (20%) d’acides gras à chaine moyenne meilleurs pour la santé que les acides gras à chaine longue du lait de vache.
De plus ils contiennent beaucoup moins d’IGF-1 et d’œstrogènes car ce sont de petits animaux.
Pour ces raisons ils sont préférables aux laitages de vache.
Cependant leur lait contient la même proportion de lactose que le lait de vache.